Maraîchage

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Les missions de surveillance de la FREDON Occitanie

La FREDON Occitanie coordonne la surveillance des cultures maraîchères vis-à-vis des organismes nuisibles réglementés en Occitanie. Aussi bien en culture légumières plein champ qu’en cultures sous serre, hors-sol ou dans les eaux puisées pour l’irrigation, la FREDON Occitanie s’assure au travers de ses missions d’inspection de la conformité face à la réglementation et du bon état sanitaire de ces cultures vis-à-vis de ces organismes nuisibles. Ainsi, ces missions permettent d’informer sur ces organismes, d’assurer la pérennité des filières, de détecter de façon précoce afin de prévenir toute introduction ou dissémination de ces maladies et ravageurs réglementés sur le territoire, et de coordonner la lutte contre ces organismes. Afin de préserver notre région de ces maladies et ravageurs, il est important que nous soyons tous vigilants. Tout symptômes douteux doivent être signalés au SRAL ou à la FREDON Occitanie pour réaliser des prélèvements et des analyses officielles.

Vous trouverez sur cette page des informations par type d’organisme nuisible réglementé faisant l’objet de missions de surveillance, incluant la liste des cultures maraîchères concernées, un descriptif des symptômes, les impacts potentiels, ainsi qu’un rappel de la réglementation.

Les nématodes du sol à kystes et à galles

Les nématodes du sol à kystes et à galles

 Les nématodes sont des vers ronds d’un millimètre de long. Il existe plusieurs nématodes affectant les cultures de pomme de terre. Les espèces concernées par la surveillance sont Globodera pallida et rostochiensis pour les nématodes à kystes, et Méloïdogyne chitwoodi et fallax pour les nématodes à galles.

Ces nématodes vivent sur les racines des solanacées, et notamment la pomme de terre. Ces parasites provoquent des retards de croissance et, en cas de fortes densités de population, des dégâts aux racines ainsi qu’une sénescence précoce des plantes.

Globodera

En ce qui concerne Globodera, des substances exsudées par les racines font éclore les œufs, inclus dans des kystes dans la terre, et les formes juvéniles de deuxième stade sortent et envahissent les racines. Les femelles gonflent et peuvent traverser la surface des racines mais y restent attachées. Elles sont ensuite fertilisées par les mâles, vermiformes et actifs. Quand les femelles sont totalement développées elles meurent, leur peau durcit, devient marron, et se transforme en kyste autour des œufs. Il y a environ 500 œufs par kyste. Puis les kystes se détachent de la racine et se retrouvent dans la terre. Les kystes peuvent garder leur pouvoir infectieux pendant de nombreuses années en l’absence de Solanaceae hôtes.

Meloïdogyne

En ce qui concerne Méloïdogyne, a sa sortie de l’œuf la larve pénètre dans les racines et induit la formation de cellules géantes nécessaires à sa croissance. Il en résulte l’apparition d’une galle caractéristique qui l’enveloppe et obstrue les vaisseaux conducteurs de sève. Après plusieurs mues, la larve se transforme en mâle ou en femelle. Le mâle est libéré à l’extérieur de la racine. La femelle, immobile, reste dans les tissus et pond 1000 à 2000 œufs englobés dans une gangue gélatineuse qui les maintiens rassemblés. Ces masses d’œufs font saillie à la surface des jeunes racines.

Symptômes

Il n’y a pas de symptômes spécifiques de l’attaque des Globodera ou Méloïdogyne. On observe souvent des zones de croissance réduite dans un champ, parfois accompagnée de jaunisse, flétrissement ou mort du feuillage. Mais même dans le cas de symptômes très faibles sur le feuillage, la taille des tubercules peut être réduite. Cependant, ces symptômes peuvent être provoqués par de nombreuses autres causes et ne peuvent donc pas être pris comme preuve de présence des nématodes. Des preuves incontournables sont, pour Globodera la présence de kystes dans des échantillons de terre ou bien des femelles ou des kystes sur les racines de la plante hôte ; et pour Méloïdogyne la présence de galle sur les racines, ainsi que des déformations plus ou moins importantes.

Globodera
Kystes racinaires associés à la présence de Globodera
Meloïdogyne-3
Galles racinaires associées à la présence de Meloïdogyne
Lutte contre les nématodes du sol

La lutte s’effectue par rotation des cultures, de nombreuses années sans culture de pomme de terre réduit de façon significative les populations de nématodes ; 7 ans sans pomme de terre est une recommandation courante. Récemment, la rotation de cultures a été remplacée par l’utilisation de cultivars de pomme de terre résistants et de nématicide. La combinaison de ces deux méthodes peut maintenir les niveaux de population des nématodes en dessous du seuil de nuisibilité économique.

Plantes hôtes

Meloïdogynes : Les deux espèces de nématodes parasitent un très grand nombre de plantes, aussi bien les monocotylédones que les dicotylédones. Parmi celles-ci, les pommes de terre, la tomate, les scorsonères, les carottes et les composées (laitues) constituent les plus favorables. Les céréales, le maïs et les betteraves présentent un degré moindre de sensibilité mais toutefois plus important que les brassicacées, les cucurbitacées, les fabacées, les lamiacées, les liliacées, les ombellifères et les vitacées. Enfin le tabac et le piment ne semblent pas ou très peu sensibles.

Globodera : Très spécifiques, ces nématodes ne parasitent que les Solanacées, essentiellement la Pomme de terre et la Tomate ainsi que l’Aubergine et quelques plantes spontanées telles que la Morelle douce-amère (Solanum dulcamara) et la Jusquiame (Hyoscyamus niger). Il existe différents pathotypes identifiés : 3 chez Globodera palida (Pa1-Pa3) et 5 chez Globodera rostochiensis (Ro1-Ro5). Certains de ces pathotypes sont caractérisés par leur impossibilité de se multiplier chez certains cultivars de pomme de terre (résistance monogénique) ; d’autres pathotypes présentent des niveaux d’infestation variables selon les cultivars.

Les Virus et viroïdes des tomates et cucurbitacées

Les virus et viroïdes des tomates et cucurbitacées

TYLCV : Tomato Yellow Leaf Curl Virus

Le TYLCV (Tomato yellow leaf curl virus) est un virus responsable d’une maladie qui touche les cultures de tomate.

Les plantes touchées par le virus des feuilles jaunes en cuillère, ont des feuilles qui s’incurvent progressivement vers le haut en forme de cuillère. Il y a apparition de jaunissement internervaire plus ou moins intense, et une croissance de la plante ralentie voire stoppée.

Les plants de tomate ont un aspect chétif et buissonnant, et la réduction de la longueur des entre nœuds donne un aspect nanifié à la plante. De plus, après l’infection, une majorité des fleurs ne développent pas de fruits. Cela engendre une baisse significative du rendement qui peut être supérieure à 60%.

Le principal vecteur du virus est l’aleurode Bemisia tabaci. La transmission s’effectue selon le mode persistant, et ne peut être acquis que par des piqûres prolongées. Le virus présent dans les glandes salivaire du vecteur, est transmis à d’autres plantes lors des piqûres de nutrition.

Il n’existe pas de méthode de protection curative contre ce virus. La seule lutte efficace contre ce virus est la prophylaxie, et l’élimination systématique es plants infectés. Au vu du degré de spécificité entre l’aleurode Bemisia tabaci et le virus, il est important de maitriser la population d’aleurode dans les serres en posant des filets insect-proof par exemple.

Plantes hôtes

 

Réglementation
TYLCV_ext-1
Jaunissement et enroulement des feuilles en forme de cuillère sur tomate contaminée par le TYLCV
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Nanification d'un plant de tomate causée par le TYLCV
TYLCV_ext-8
Bemisia tabaci, vecteur du TYLCV
PEPmV : Pepino Mosaic Virus
TSWV : Tomato Spotted Wilt Virus