[Charançon rouge du palmier] – Décryptage du nouvel arrêté de lutte obligatoire du 15/12/2025

De nouvelles obligations de surveillance et de lutte pour 21 communes d’Occitanie

D’une lutte qui n’est plus obligatoire à l’échelle nationale…

Le charançon rouge du palmier n’est plus soumis à une obligation de lutte au niveau européen depuis 2019.
L’évolution de la réglementation nationale s’inscrit ainsi dans la continuité de ce cadre européen. Par conséquence, depuis le 1er novembre 2025, le charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus) n’est plus considéré comme un organisme de lutte obligatoire sur le territoire national. Cette évolution fait suite à la publication de l’arrêté ministériel du 28 avril 2025, qui abroge l’arrêté du 25 juin 2019 relatif à la lutte contre cet organisme nuisible.

A une lutte adaptée au contexte local

Le cadre réglementaire permet néanmoins, à compter du 1er novembre 2025, la prise d’un arrêté préfectoral afin de mettre en œuvre des mesures de gestion adaptées au contexte local.

C’est le cas en Occitanie depuis le 15 décembre, un nouvel arrêté préfectoral détaille les obligations de surveillance et de lutte s’appliquant à 21 communes suite à leur demande. Ces communes sont listées en annexe 2 de l’arrêté :

  • Dans l’Aude : Port-la-Nouvelle.
  • Dans le Gard : Le Grau-du-Roi.
  • Dans l’Hérault : d’Agde, Baillargues, Castelnau-le-Lez, La Grande-Motte, Lattes, Nézignan-l’Évêque, Nissan-lez-Enserune, Pérols, Pézenas, Pomérols, Saint-Thibéry, Sète, Tourbes, Vias et Villeneuve-lès-Maguelone.
  • Dans les Pyrénées-Orientales :  Cabestany, Perpignan, Saint-Cyprien et Sainte-Marie-la-Mer

Décryptage de l’arreté du 15 décembre

Les 21 communes listées ont obligation de :

  • Mener une lutte consistant à titre préventif en un traitement annuel par injection dans le stipe des palmiers d’un produit phytopharmaceutiques autorisé pour cet usage ou de produits de biocontrôle appropriés.
  • Assainir ou abattre des palmiers trouvés infestés le cas échéant conformément aux protocoles prévus en annexe 3.
  • Effectuer une surveillance au minimum semestrielle consistant à rechercher les symptômes visuels de présence de charançon rouge du palmier.
  • Déclarer une présence suspectée ou avérée à la DRAAF SRAL.
  • Sensibiliser et informer les administrés sur les obligations du présent arrêté.
  • Se former au préalable pour les personnes, entreprise ou services intervenant dans le cadre de la lutte obligatoire.

 

L’ensemble des modalités pratiques sont indiquées dans le présent arrêté ci après.

Consulter l’arrêté : 20251215_arr_charancon-2.pdf

Pour aller plus loin :