[RETEX] Gestion de l’ambroisie en Wallonie : un dispositif participatif efficace
Lors des journées d’échanges techniques francophones sur les Espèces exotiques envahissantes organisées par l’UICN et l’OFB, Arnaud Monty de l’Université de Liège a présenté les démarches contre l’ambroisie en Belgique : détection précoce et réaction rapide.
En réponse à un début d’invasion, les autorités régionales ont financé en 2020 la création de l’Observatoire wallon des ambroisies (OWA), placé sous la coordination de l’Université de Liège. Ce dispositif repose sur l’implication des citoyens pour la détection des foyers, la validation des signalements, puis la mise en œuvre rapide d’actions de lutte et de suivis pluriannuels.
Grâce à ce dispositif, de nombreuses nouvelles populations ont pu être détectées et plus de 15 000 plants ont été arrachés manuellement. Les résultats indiquent que les interventions influencent la dynamique d’invasion par rapport à un scénario sans gestion : près de 40 populations ont été éradiquées, aucune plante n’y ayant été détectée depuis trois ans. Ces éléments montrent que la gestion active peut limiter l’invasion, même si le nombre total de foyers continue d’augmenter.
Le chercheur conclut que la communication et la formation des citoyens pour renforcer leur mobilisation apparaissent ainsi comme des leviers essentiels du succès du confinement des populations d’ambroisie, malgré les biais inhérents à la mise en application d’une science participative.
Ce constat rejoint celui de tous les gestionnaires d’ambroisie : prévenir plutôt que guérir, et anticiper dans la lutte. En Occitanie, bien que la progression de l’ambroisie soit très forte, le travail des coordinateurs départementaux sur les zones de front de colonisation va dans ce sens. Cela passe en particulier par une meilleure connaissance de la plante par les citoyens pour une détection la plus précoce possible.



