[OPHRAELLA] Une belle progression naturelle des populations dans le Gard
FREDON Occitanie a effectuée des prospections fin septembre pour faire un point sur la progression naturelle des populations d’Ophraella dans le Gard.
Ces prospections tardives permettent de se positionner sur les populations maximales, et d’optimiser la recherche des déplacements potentiels des insectes. Lorsque les Ophraella ne sont pas visibles sur les plants (trop peu nombreux sur des plants très développés par exemple), les recherches s’effectuent en faisant des battages au filet à insectes ; cela permet de détecter de faibles présences.
Confirmation de l’installation sur les points historiques
Les populations de Roquemaure, Sauveterre, et Saint-Laurent-des-Arbres avaient été observées dès ce printemps, attestant que les insectes avaient bien passé l’hiver et avaient pu se reproduire dès le début du printemps. Depuis, elles se sont largement développées, comme en témoigne la présence de très nombreux individus sur les plants d’ambroisie de ces communes en fin de saison, avec parfois des dégâts importants. Le référent de Sauveterre suit ces évolutions avec une grande attention.

Des dégâts sur feuilles. Sauveterre, 28 septembre 2026. Photo FREDON Occitanie

Observations sur de nouvelles communes, progression vers l’Ouest
Nous avons cherché sur d’autres zones où il n’y avait pas eu d’observation de présence l’an passé, à savoir la zone amont de la Cèze, autour de Pont-Saint-Esprit, dans l’Uzège et avions prévu de remonter les Gardon.
Le référent de Vallabrix avait observé des larves début septembre. La visite de prospection a permis de confirmer leur présence sur plusieurs endroits de la commune, mais aussi sur des stations d’ambroisies se trouvant sur le trajet.
C’est ainsi que nous avons pu faire des observations de présence sur les communes suivantes : Uzès, Sanilhac-Sagriès, Saint-Michel-d’Euzet, Brouzet-Lès-Alès, Allègre-Les-Fumades, Rivières, Saint-Ambroix et Sabran. Sur la zone amont de la Cèze, tout laisse à penser que les insectes étaient arrivés il y a peu de temps.
Des observations complémentaires ont été faites à Pont-Saint-Esprit et Saint-Julien-de-Peyrolas, sur des populations importantes.
Enfin une bonne surprise a été d’en découvrir une faible population à Ners, désormais le point connu le plus à l’ouest du Gard. Malheureusement les intempéries à partir de début octobre ne nous ont pas permis de continuer notre programme de remontée du Gardon jusqu’à Alès (arrachage par les crues des pieds d’ambroisie dans les Gardon). En revanche, des battages sur des zones d’Anduze et de Thoiras n’ont pas révélé de population d’Ophraella.
Souhaitons bonne hivernation aux Ophraella !
Alors que les ambroisies sont en fin de cycle et qu’elles ont été détruites dans une grande majorité des cas en milieu agricole, les Ophraella communa commencent désormais à s’enfouir pour passer l’hiver sous leur forme adulte. Elles ressortiront au printemps en même temps que les ambroisies. Pour l’hiver, l’INRAE va poursuivre des expérimentations de mesure de la capacité d’hivernage des Ophraella. L’INRAe a prévu début décembre (7 ou 8) une réunion en visio pour présenter les résultats des essais d’hivernage 2025-2026, nous vous communiquerons les informations dès que possible.
Ces observations quant à la progression vers l’ouest donnent espoir sur la suite de la colonisation du département par Ophraella. Toutefois, cela nécessitera quelques années supplémentaires avant que les populations ne soient en nombre suffisant pour réguler les ambroisies de façon visible.
Pour illustration, photos de larves d’Ophraella, d’adultes et d’oeufs. (C) FREDON Occitanie




