[OPHRAELLA] Les recherches continuent…

Une expérimentation sur la capacité d’hivernation des Ophraella dans trois zones géographiques au climat contrasté en France est en cours.

Les sacs déposés en octobre ont passé la saison sans dommages. Méjannes-le-Clap (30) /garrigue

Bien que leur naturalisation en Europe et en France montre qu’elles sont capables de passer l’hiver dans les conditions climatiques rencontrées (sous forme adulte en s’enfouissant dans le sol ou dans des refuges herbacés), l’INRAE de Sophia-Antipolis étudie de façon plus fine l’impact des conditions d’hivernation sur leur taux de survie et de reproduction.

Pour cela, des adultes prêts à hiverner ont été enfermés dans des sacs en tissu avec 2 substrats (sol ou foin), et déposés au sol en plusieurs lieux. Pour la modalité climat méditerranéen, 10 sites ont été choisis, 6 dans le Gard et 4 en Vaucluse. Déposés mi-octobre 2025, ces sacs ont été relevés fin février 2026.

Relevé à Saint-Victor (30), le 17/02/2026

Les comptages et mises en condition de reproduction sur des ambroisies en laboratoire sont en cours. Les résultats de cette 2ème expérimentation d’hivernation feront l’objet d’un chapitre de la thèse de Zoé Rousset et viendront compléter les connaissances de la biologie d’Ophraella pour déterminer les capacités d’établissement de l’insecte et mieux comprendre la dynamique des populations afin de prédire les performances de l’insecte à contrôler les populations d’ambroisie.