Notre démarche

L’EAU: UNE RESSOURCE VULNÉRABLE

La qualité de l’eau potable est un enjeu de santé publique et demeure un sujet de préoccupation pour les français. Les pollutions dites diffuses -dont font partie les nitrates et pesticides- dégradent les ressources en eau. Les effets sur l’organisme humain de ces substances ingérées régulièrement à doses homéopathiques restent inconnus. C’est pourquoi restaurer la qualité des ressources en eau qui alimentent les captages d’eau potable, à l’échelle de leurs aires d’alimentation, est une priorité nationale pour assurer une eau potable de qualité et limiter les traitements avant distribution de l’eau.

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Initier et pérenniser le changement de pratiques agricoles (ou la transition agroécologique) est un des objectifs principaux visés dans le cadre des actions de protection d’un captage

CE QUI SE PASSE A LA SURFACE IMPACTE L’EAU

Les activités humaines, agricoles et non agricoles, qui se déroulent à la surface de la zone d’infiltration (ou aire d’alimentation du captage) impactent directement la qualité de l’eau qui se trouve en profondeur. L’eau potable, distribuée aux robinets des consommateurs est donc connectée à l’agriculture : toutes les deux sont intimement liées.

Le maintien d’une agriculture de qualité, écologiquement respectueuse, est donc nécessaire pour préserver la ressource en eau et préserver la santé du consommateur.

DUP, PPI et PPR : UNE DEMARCHE OBLIGATOIRE * POUR PROTEGER LES CAPTAGES CONTRE LES POLLUTIONS PONCTUELLES

Depuis la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 (loi LEMA), il est obligatoire délimiter les périmètres de protection de captage (PPC) pour tous les captages faisant objet (ou devant le faire) d’une déclaration d’utilité publique (DUP). Cette obligation, visant la sécurité sanitaire des populations, sert à protéger un captage contre les pollutions ponctuelles. Comment ? Dans le cadre d’un arrêté Préfectoral, mairie et services de l’Etat (à l’aide d’experts) établissent des périmètres de protection immédiat (PPI) et rapproché (PPR) autour du captage, zones sur lesquelles des prescriptions détaillées autorisent ou interdisent les activités humaines pouvant être à la source de pollutions.

La vidéo ci-contre, de sensibilisation des collectivités à la protection de la qualité de l’eau potable, vous permettra de comprendre cette démarche réglementaire en quelques minutes.

 

 

 

AIRE D’ALIMENTATION DE CAPTAGE (AAC) : UNE ZONE D’INFILTRATION A PROTÉGER

Lorsque les pollutions par les nitrates et les pesticides frôlent ou dépassent les limites de qualité pour l’eau potable, il est possible pour les collectivités de mobiliser une seconde démarche, volontaire cette fois-ci. Il s’agit de la protection des captages contre les pollutions dites diffuses.

A visée sanitaire mais aussi environnementale, cette démarche permet aux collectivités les plus impactées par les pollutions de déployer des outils et moyens plus poussés sur le plan réglementaire, humain et financier. A commencer par la délimitation d’une aire d’alimentation de captage (AAC) et la définition des zones les plus vulnérables aux pollutions. S’en suit un diagnostic des pressions polluantes et, enfin, l’élaboration d’un premier programme d’actions (PA) partenarial et pluriannuel, validé par tous les acteurs concernés. Ces étapes peuvent faire l’objet d’arrêtés Préfectoraux.

Cette démarche, volontaire, a permis d’observer sur une majorité de territoires une reconquête progressive de la qualité de l’eau. Elle se veut aussi préventive, dans la mesure où elle empêche la détérioration éventuelle de la qualité de l’eau.

Dans certains cas, elle permet d’éviter (ou abandonner, a posteriori) la mise en place d’une station de traitement, méthode dite « curative » qui peut fortement peser sur le budget d’une collectivité, et donc de l’administré, notamment dans le cas des pesticides.

Pour tout comprendre sur les captages et l’alimentation en eau potable (AEP), c’est par ici : https://aires-captages.fr/page/enjeux-autour-des-captages

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Notre démarche en quelques chiffres

En un coup d’œil, comprendre la démarche régionale de la gestion perenne de la ressource en eau potable.

Nos actions locales

Nos actions territoriales, leurs localisations, avec le retours d’expérience des acteurs engagés.

Plus de 30 actions concrètes sur 4 département.