Les campagnols

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Le campagnol terrestre

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Nom scientifique : Arvicola terrestris shermann shaw

Classement : mammifère rongeur de la famille des Cricétidés, sous-famille des Arvicolinés

Caractéristiques physiques

  • Poids : jusqu’à 180 grammes
  • Taille : jusqu’à 22 cm
  • Pelage brun-roux, plus clair sur le ventre
  • Tête volumineuse avec encolure peu marquée
  • Oreilles petites, en partie cachées dans le pelage
  • Incisives caractéristiques (1,5 mm de large et 7 à 8 mm de long chez l’adulte)

Le campagnol provençal

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Nom scientifique :  Microtus duodecimcostatus (de Sélys-Longchamps, 1839)  

Classement : mammifère rongeur de la famille des Cricétidés, sous-famille des Arvicolinés

Caractéristiques physiques

  • Poids : jusqu’à 30 grammes
  • Taille : jusqu’à 14 cm
  • Pelage « taupiné », brun doré à jaunâtre sur le dos, plus orangé chez les adultes et gris pale sur le ventre

Répartition

Campagnol terrestre

source : « Les mammifères dans leur milieu », Ed. Bordas, 1992

Le campagnol terrestre est présent sur la plupart des massifs montagneux européens, avec une préférence marquée pour les zones herbagères. On le retrouve principalement dans les sols frais et humides.
C’est un rongeur souterrain qui creuse des galeries sur plusieurs niveaux.

Les galeries les plus superficielles lui permettent d’accéder à sa nourriture (parties souterraines des végétaux), tandis qu’il aménage son nid et ses réserves de nourriture plus en profondeur.

 

 

 

 

Campagnol provençal

 

On retrouve le campagnol provençal dans les plaines des régions du sud de la France.

Il évolue dans des milieux ouverts, champs, sables littoraux, vergers avec irrigation localisée, enherbés ou plantés sur butte, cultures légumières.

Signes de présence

Le campagnol forme de petits monticules de terre, regroupés en taches, appelés « tumuli » ou plus communément « taupinières ».
Bien que caractéristiques, il est parfois difficile de les différencier de taupinières de taupes au premier coup d’œil.

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Taupinière de campagnols terrestres, Julianges, automne 2014
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Taupinière de campagnol provençal

La figure suivante présente les principales différences entre les signes de présence des différents ravageurs des prairies lozériennes :

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Régime alimentaire

Campagnol terrestre

Le campagnol terrestre se nourrit de la partie souterraine des plantes, principalement racines charnues, bulbes et rhizomes.

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Il présente une préférence marquée pour le pissenlit et les légumineuses.
Il consomme chaque jour son poids en matière végétale et n’a pas besoin de boire (sauf par temps très chaud et très sec).

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Campagnol provençal

Le campagnol provençal se nourrit de racines charnues, rhizomes, racines, mais également de fruits tombés au sol.

Reproduction

Le campagnol présente une reproduction explosive : en une seule saison de reproduction un couple peut se multiplier par cinquante.
C’est pourquoi il est essentiel d’agir contre le campagnol dès les premiers signes de présence.

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Dynamique de population

Les populations de campagnols se développent en suivant un phénomène de pullulation cyclique. Un cycle dure en moyenne 5 à 6 ans.
Il est constitué de 4 phases successives : basse densité, croissance, pic de pullulation et déclin. Le pic de pullulation dure en moyenne deux automnes.

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Les dégâts du campagnol terrestre

  1. Impact sur la production fourragère : baisse de la quantité (jusqu’à – 80 %) et de la qualité (disparition des légumineuses, augmentation des adventices)
  2. Présence de terre dans les fourrages, avec :
    • mauvaise conservation des fourrages
    • baisse de l’appétence des fourrages
    • problème vétérinaire liés à l’ingestion de terre
    • usure précoce du matériel de fauche
    • augmentation de la charge de travail (nettoyage des auges, entretien du matériel …)
  3. Impact sur la production laitière : altération de la qualité du lait (germes butyriques, listériose, …)
  4. Impact sur la santé de l’éleveur : échinococcose alvéolaire, poumon fermier, stress …