Espace vert : Observation de frelons asiatiques : les bons gestes
Espace vert : Observation de frelons asiatiques : les bons gestes

Espace vert : Observation de frelons asiatiques : les bons gestes

Le frelon asiatique est considéré comme une espèce invasive et classée nuisible en France (danger sanitaire de deuxième catégorie – Arrêté du 26 décembre 2012). En cette fin d’été, l’augmentation de l’activité des nids de frelons asiatiques se manifeste par de nombreuses observations d’individus. Retrouvez dans cette fiche pratique les bons gestes à adopter pour ne pas vous mettre en danger.

Assurez-vous qu’il s’agit bien de frelons asiatiques

Des confusions sont possibles entre le frelon asiatique (Vespa velutina) et le frelon européen ou la scolie des jardins par exemple. Consultez la fiche de reconnaissance et de confusions possibles de l’INRA, et la page dédiée à son identification du MNHN pour plus d’informations.

Voir aussi : Guide d’identification (pdf)

Signalez sa présence

Vous pouvez participer au programme d’étude participatif de l’INRA via l’application « Agiir », disponible sur Android et iOs (iphone), en signalant via l’application la présence de ce nuisible. Dans le cas du frelon asiatique, il est important d’accompagner votre déclaration de photos afin de confirmer qu’il s’agit bien de la bonne espèce.

Plus d’informations : signalement du frelon asiatique via l’application Agiir.

Vous pouvez également signaler la présence de cet insecte auprès de l’inventaire national du patrimoine naturel via la fiche de signalement de l’INPN/MNHN, disponible sur cette page.

Évaluez les risques liés à la présence du ou des nid(s)

Si l’on se rapporte à la biologie de cette espèce, il est important de noter que les nids sont fréquentés jusqu’au début de l’hiver avant d’être abandonnés par les adultes sexués. Fondés au printemps, ils se développent rapidement au cours de l’été. La prédation sur les ruchers augmente ainsi rapidement entre juillet et octobre, jusqu’à ce que les mâles et les futures reines émergent des loges. Ceux-ci quittent la colonie pour se reproduire, puis les mâles meurent, ainsi que les ouvrières et la reine à l’origine de la colonie. Les futures reines (fécondées ou non) passent l’hiver à l’abri dans des troncs d’arbre par exemple et sortent au printemps suivant pour fonder leur propre colonie.

Ainsi, durant l’hiver, le nid sera vide. A contrario, durant le pic d’activité, il pourra contenir jusqu’à 2000 individus adultes. Les frelons asiatiques ne sont pas particulièrement agressifs tant que leur nid n’est pas menacé. Ainsi, pour votre sécurité et celle de vos proches, évitez de tenter de le détruire vous-même, en particulier durant le pic d’activité estival et automnal.

Dangerosité

Tout comme les abeilles ou les guêpes défendent leur colonie envers les prédateurs potentiels, les frelons à pattes jaunes sont agressifs envers les intrus qui dérangent ou menacent leur colonie. Ce sont des animaux très sensibles aux vibrations. Une fois alertés, les membres de la colonie sortent et se placent sur le nid en vigilance, le cas échéant attaquent directement l’intrus. Éloignes de leur nid, les frelons ne sont pas spécialement agressifs, sauf s’ils sont directement menacés. ATTENTION : ces insectes deviendront particulièrement agressifs si vous dérangez le nid, notamment durant la journée !

En cas de piqure : Contrairement aux abeilles qui ne peuvent piquer qu’une seule fois, les frelons (ainsi que les guêpes) peuvent piquer plusieurs fois et injecter du venin à chaque piqûre. De plus, les frelons possèdent un dard plus long que celui d’une abeille ou d’une guêpe. De ce fait, lors d’une piqûre, le venin peut être injecté plus profondément sous la peau avec le risque d’atteindre un capillaire sanguin et donc de pénétrer directement dans la circulation sanguine. Le risque survient surtout du fait que la personne piquée développe une réaction allergique, mais ce risque est équivalent que la piqûre soit faite par une abeille, une guêpe ou un frelon.

Dans tous les cas de piqûres par un hyménoptère (abeille, bourdon, guêpe, frelon), il convient de chauffer le site de piqûre et d’appliquer si possible du froid à la suite afin de dénaturer (« désactiver ») le venin, diminuer son absorption et calmer la douleur. Pour les personnes à risque ou en cas de doutes, contacter les urgences.

(Source et informations complémentaires : e-phytia)

En cas de découverte d’un nid

La destruction des colonies reste la méthode la plus efficace pour diminuer les populations de Frelon asiatique. Celle-ci doit se faire le plus tôt possible et jusque mi-novembre. Prenez contact avec votre mairie pour être orienté vers des professionnels compétents pour la destruction du nid.

Le Frelon asiatique étant diurne, les nids devront être détruits à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Ainsi la quasi-totalité de la colonie pourra être éliminée. La destruction des nids au cours de la journée (notamment à l’aide d’une lance à eau ou d’un fusil) fait augmenter considérablement les risques d’accident. Tous les individus volant hors du nid ne seront pas tués et pourront rapidement reconstruire un nid à proximité ; ils resteront en outre très énervés plusieurs jours durant, ce qui augmente les risques de piqure pour le voisinage. Si la reine est encore vivante, la colonie pourra encore produire des mâles et des femelles sexués, mais si la reine est morte, la colonie ne produira plus que des sexués mâles ; dans les deux cas, l’activité de prédation sera poursuivie. À ce jour, les meilleures techniques de destruction utilisent une perche télescopique pour injection d’insecticide. Il faudra ensuite descendre le nid et le brûler pour que les insectes morts et l’insecticide ne soient pas consommés par les oiseaux.

NE PRENEZ AUCUN RISQUE INUTILE !!!

S’il est dans une zone dangereuse (proche du passage/moins de 5 m de distance), éloignez vous calmement, prévenez du danger pour éviter que quelqu’un ne se fasse attaquer ou piquer. S’il se trouve sur le domaine public, la mairie doit en être informée rapidement et prendra les mesures en conséquence. S’il est chez vous, le plus simple est de contacter un membre du Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles (GDSA) de votre département (par exemple, GDSA de l’Hérault).

Les apiculteurs sont sensibilisés aux problèmes du frelon à pattes jaunes et sont, dans la plupart des départements touchés, formés pour détruire les nids. A savoir que les nids situés à la cime des arbres (+ de 30 m) sont rarement détruits, car peu accessibles.

Une liste d’entreprises agrées pour la destruction de nids d’hyménoptères (guêpes, frelons) est également disponible sur le site du département de l’Hérault : ICI

 

Plus d’informations :

http://frelonasiatique.mnhn.fr/

Le Frelon Asiatique – E-phytia

Fiche sur le frelon asiatique – INPN / Muséum d’Histoire Naturelle

Les Apiculteurs de l’Hérault (GDSA 34)

Liste d’entreprises agrées pour la gestion des nids dans l’Hérault